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Transporteurs

Moins de camions sur les routes : une opportunité pour les transporteurs

Marion Choppin
Marion Choppin

1. Ce que dit vraiment la PPE sur les camions

Dans la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), l’État ne tourne pas autour du pot : réduire la consommation d’énergie des transports passera d’abord par la maîtrise de la demande de transport, pas uniquement par des véhicules plus propres.

Pour le transport routier de marchandises, le texte est très explicite : les leviers prioritaires sont la maîtrise de la demande de fret et l’optimisation des flux logistiques, avec circuits courts, encadrement de la livraison rapide/gratuite, responsabilisation des chargeurs, information des consommateurs, etc. La PPE appelle aussi à la mutualisation et à la massification des flux pour améliorer les taux de chargement et réduire les distances parcourues en camion.

Autrement dit : moins de trajets inutiles, moins de camions mal remplis, plus de rationalité dans la façon dont on bouge les marchandises.2. Moins de camions ne veut pas dire moins de camions partout

2. Moins de camions ne veut pas dire moins de camions partout

Le texte insiste également sur le report modal vers le rail et le fluvial, jugés moins énergivores pour transporter des volumes massifiés. L’objectif politique est clair : dès que c’est possible, sortir des camions de la route au profit de modes plus sobres.
Mais cela ne veut pas dire que le camion disparaît. La PPE prévoit au contraire de continuer à soutenir la décarbonation des poids lourds qui resteront indispensables, notamment via les aides au déploiement des camions électriques et les mécanismes type CEE. On se dirige donc vers un modèle avec moins de camions, mais mieux utilisés, plus propres, intégrés dans des chaînes logistiques optimisées.
Les biocarburants, eux, sont plutôt réservés aux secteurs sans alternatives : engins de chantier, agricoles, aérien, maritime, ferroviaire, fluvial, pêche. Le TRM n’est pas la cible prioritaire de ces volumes.

3. Le vrai sujet caché : l’optimisation des trajets

Quand on parle d’optimiser les flux logistiques, on pense souvent remplissage de la remorque, massification, schémas multimodaux. C’est indispensable, mais il existe un autre “gisement” d’optimisation : la cabine.

Chaque jour, des camions tournent avec une ou deux places disponibles à l’avant sur des axes réguliers, alors que des voyageurs – étudiants, jeunes actifs, intérimaires, saisonniers – cherchent des solutions pour rejoindre ces mêmes zones à moindre coût. Cette réalité est particulièrement forte sur les axes secondaires, les zones logistiques en périphérie, les “trous” de la carte de la mobilité.
Utiliser ces sièges vides ne change pas un kilomètre au planning d’exploitation, mais change beaucoup de choses :
- pour le climat : un passager qui monte dans un camion déjà en route, c’est un trajet en moins en voiture individuelle ou parfois un trajet rendu possible sans véhicule personnel ;
- pour le business : chaque siège cabine peut devenir une source de revenu additionnel traçable, partageable entre l’entreprise et le chauffeur ;
- pour le métier : c’est un argument concret pour revaloriser le quotidien des chauffeurs (rencontres, supplément de revenu, impact positif) sans ajouter de charge opérationnelle.
C’est exactement ce que la PPE cherche : faire plus (de valeur) avec moins (de kilomètres).

4. Où Truckly s’inscrit dans cette nouvelle donne

Truckly est une plateforme de “cocamionnage” : nous connectons des voyageurs à budget serré avec des chauffeurs routiers qui ont des sièges cabine disponibles, sur des axes routiers réguliers, avec réservation, paiement intégré et répartition claire de la valeur.


Notre promesse aux transporteurs et aux chauffeurs :
- aucun kilomètre supplémentaire : on ne crée pas de trajets, on valorise des trajets qui existent déjà ;
- un modèle économique simple : 11% pour Truckly, le reste distribué équitablement entre l’entreprise et le chauffeur, avec une traçabilité complète pour la compta et la RSE ;
- une nouvelle source de revenu récurrent sur des lignes régulières, sans complexifier l’exploitation.
Notre promesse aux territoires et aux voyageurs :
- une alternative de mobilité sur des axes souvent oubliés par les trains, cars et covoiturage classique ;

des prix adaptés aux budgets serrés, sans subventions publiques, en s’appuyant sur des trajets professionnels déjà optimisés ;

un mode de transport encadré, avec des chauffeurs pros, formés et soumis à une réglementation stricte.
Dans le contexte de la PPE, Truckly n’est pas une entorse à “moins de camions sur les routes” : c’est une manière d’augmenter le rendement social, économique et environnemental de chaque camion qui continuera à rouler.

5. Pourquoi les transporteurs ont intérêt à s’y mettre maintenant

La PPE est une feuille de route de long terme, mais ses signaux commencent à peser dès maintenant sur :

- les attentes des chargeurs : plus de transparence CO₂, plus de sobriété sur la livraison express, plus de pression sur les coûts ;


- les discussions avec les banques et investisseurs : on regarde la capacité des entreprises de transport à se positionner dans une économie plus sobre en énergie ;

- l’image du secteur : le camion est à la fois indispensable et sous pression environnementale.


Pour un transporteur, intégrer Truckly dans son modèle, c’est :

- montrer qu’il remplit mieux ses trajets existants, qu’il réduit les “kilomètres sociaux à vide” côté cabine ;

- générer un revenu additionnel qui n’entre pas en concurrence avec le cœur de métier (le fret), mais le renforce ;

- offrir à ses chauffeurs un levier concret de pouvoir d’achat et d’attractivité.


Dans un monde où l’État veut moins de camions sur les routes, les entreprises qui survivront et grandiront seront celles qui sauront prouver qu’elles roulent mieux, pas seulement qu’elles roulent moins.

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