En 2025, le transport routier de marchandises a connu une vague historique de rachats, avec au moins 15 méga‑opérations qui ont redessiné la carte des transporteurs français et européens.
De Jacky Perrenot, entré en négociation exclusive pour l’acquisition du néerlandais Vos Logistics avec un objectif de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2027, à Geodis qui s’offre les Transports Malherbe, jusqu’au rachat de 80% de Bils‑Deroo Solutions par le belge Katoen Natie, les grandes manœuvres sont lancées.
En ce début 2026, ces deals sortent des communiqués de presse pour entrer dans la vraie vie : intégration des équipes, harmonisation des tournées, renegociation des contrats et pression accrue sur les coûts de chaque kilomètre.
1. Course à la taille critique
Jardel franchit le cap des 250 millions d’euros de chiffre d’affaires avec le rachat du groupe Naval, tandis que Dimotrans se renforce avec All Solutions et ses 12 sites.
Pour 2026, cela signifie des réseaux plus denses, des schémas de distribution plus complexes et, pour les concurrents, la nécessité de trouver leur propre avantage : niche, service, technologie ou flexibilité.
2. Internationalisation du TRM français
L’entrée du géant belge Katoen Natie au capital de Bils‑Deroo Solutions illustre l’appétit des groupes étrangers pour le marché français.
En 2026, cette internationalisation va se traduire par des standards plus homogènes, des attentes accrues en matière de performance opérationnelle… et une concurrence qui ne se joue plus seulement au niveau régional.
3. Transmission d’entreprises familiales
Plusieurs opérations concernent des PME familiales : Gentie reprise par le groupe Niocel après un redressement judiciaire, Chalot cédé au groupe Brun, Pascal Maugy transmis à Leloup – MRZ Group à l’heure de la retraite du dirigeant.
En 2026, ces dossiers vont poser des questions très concrètes : continuité des équipes, acceptation des nouveaux process par les chauffeurs, préservation de la proximité client qui faisait la force de ces maisons.
Pour les grands groupes comme pour les PME régionales, la concentration accélérée de 2025 crée un nouveau contexte en 2026 : plus de pression sur les marges, plus d’exigences de la part des donneurs d’ordre et moins de place pour les kilomètres « à vide ou peu valorisés ».
Dans ce paysage, optimiser chaque trajet, chaque cabine et chaque pause devient un levier stratégique, que l’on soit en pleine croissance externe ou décidé à rester indépendant avec un réseau régional solide.
La question n’est plus seulement « quelle taille faire ? », mais « que faire de mieux avec les tournées que l’on a déjà », sans casser les organisations ni fragiliser les équipes de conduite.
Chez Truckly, le cocamionage permet d’ajouter un revenu par cabine sur vos trajets existants, sans changer vos tournées, avec des chauffeurs volontaires uniquement et une assurance passagers gérée par la plateforme.
En ce début 2026, vous voulez voir ce que ces nouveaux revenus pourraient représenter sur vos lignes actuelles (nationales ou régionales) ?
On regarde ensemble vos trajets et on estime le potentiel, sans engagement.